Un principe : vous savez avant de vous engager
Le premier rendez-vous sert à évaluer votre situation — ce qu'elle vaut, ce qu'elle risque, quelle voie s'ouvre — et à en tirer une proposition chiffrée : le coût de chaque option, et le mode d'honoraires le mieux adapté, convenu ensemble.
Cette proposition est formalisée dans une convention d'honoraires écrite, comme la loi l'impose : mission, mode de calcul, facturation, frais éventuels. Rien n'y est laissé à l'interprétation. Si la mission évolue — un contentieux qui s'ajoute à une négociation, un appel —, un avenant précise les nouvelles conditions avant que le travail ne soit engagé.
Deux modes d'intervention selon le dossier
Le forfait
Un montant convenu à l'avance pour une mission définie : la négociation d'une rupture conventionnelle, la conduite d'une procédure de licenciement, la représentation devant le conseil de prud'hommes. Vous connaissez le coût dès le départ, quel que soit le temps que le dossier exige. C'est le mode que je propose le plus souvent.
Le temps passé
Une facturation au temps réellement consacré au dossier, sur la base d'un taux horaire indiqué dans la convention. Adaptée aux missions dont l'étendue ne peut pas être définie à l'avance — accompagnement RH au fil des questions, situation qui évolue, consultation ponctuelle. Des relevés détaillés accompagnent chaque facture.
Pour les entreprises qui souhaitent un appui régulier, un forfait d'accompagnement peut être défini pour une période et un périmètre donnés, ajusté à l'effectif et au volume de sollicitations.
L'honoraire de résultat : un complément, jamais l'essentiel
Dans les dossiers où un gain financier est en jeu — une indemnité négociée, une condamnation obtenue —, la convention peut prévoir, en plus de l'honoraire de base, un honoraire complémentaire calculé sur le résultat effectivement obtenu. Il aligne les intérêts : le cabinet est associé à ce que vous obtenez.
Une précision qui protège tout le monde : la loi interdit qu'un avocat soit rémunéré uniquement au résultat. L'honoraire de résultat est donc toujours un complément, jamais un substitut — et son assiette comme son taux sont fixés par écrit avant toute négociation ou procédure.
Ce qui s'ajoute, ce qui peut se déduire
Aux honoraires s'ajoutent, le cas échéant, les frais du dossier — droits de procédure, huissier, déplacements hors métropole — annoncés à l'avance et refacturés au coût réel. La TVA s'applique selon les règles en vigueur ; elle est récupérable pour les entreprises.
Deux mécanismes peuvent réduire ce que vous supportez. Le juge peut condamner la partie perdante à participer aux frais d'avocat de l'autre : ce n'est jamais acquis ni intégral, mais cela fait partie de ce qui est demandé. Et beaucoup de contrats d'assurance — habitation, automobile, cartes bancaires, contrats professionnels — incluent une protection juridique qui prend en charge une part des honoraires en cas de litige : vérifiez vos contrats et apportez-les au premier rendez-vous. Vous restez libre du choix de votre avocat, quoi qu'en dise l'assureur.
Ce que le cabinet ne fait pas
Le cabinet n'intervient pas au titre de l'aide juridictionnelle — un choix cohérent avec la nature des dossiers traités, qui appellent un accompagnement sur mesure. Si votre situation en relève, l'Ordre des avocats de Lille vous orientera vers un confrère.
Il n'annonce pas non plus de résultat ni de montant à obtenir : ce que vaut votre dossier se mesure après analyse, jamais avant. Un avocat qui promet une somme avant d'avoir lu vos pièces ne vous rend pas service.
Vos questions sur les honoraires
Vous voulez une réponse chiffrée pour votre situation ? Elle vous sera donnée au premier rendez-vous.
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